Celui qui est chef laisse-le être un pont.

Dicton de Bran Mabinogion

Alphonse DAUDET

Actualité

 

Bibliographie

  • 1858 : Les Amoureuses
  • 1866 : Douze Lettres de mon moulin paraissent dans l'événement
  • 1868 : Le Petit Chose
  • 1869 : Lettres de mon moulin
  • 1871 : L'Arlésienne
  • 1872 : Tartarin de Tarascon
  • 1873 : Contes du lundi
  • 1874 : Fromont Jeune et Risler Aîné
  • 1876 : Jack
  • 1877 : Le Nabab
  • 1879 : Les Rois en exil
  • 1881 : Numa Roumestan
  • 1883 : L'Évangéliste
  • 1884 : Sapho
  • 1885 : Tartarin sur les Alpes
  • 1889 : L'Immortel
  • 1890 : Port-Tarascon
  • 1895 : La Petite Paroisse
  • 1897 : Soutien de Famille

Biographie

 

Alphonse Daudet naît à Nîmes le 13 mai 1840, dans une famille catholique et légitimiste. Il passe la majeure partie de son enfance à Bezouce, un petit village situé dans le Gard. Après avoir suivi les cours de l'institution Canivet à Nîmes, il entre en sixième au lycée Ampère de Lyon où sa famille s'installe en 1849 lorsque son père doit fermer sa fabrique. Alphonse doit renoncer à passer son baccalauréat à cause de la ruine en 1855 de son père, commerçant en soieries. Il devient maître d'étude au collège d'Alès. Cette expérience pénible lui inspirera son premier roman, Le Petit Chose (1868). Dans ce roman, se trouvent des faits réels et inventés, comme la mort de son frère.

Désirant faire une carrière littéraire, il rejoint son frère Ernest à Paris en novembre 1857. Désargenté, il mène une joyeuse vie de bohème mais a son entrée dans quelques salons littéraires et mondains où la fréquentation d'une des dames de l'entourage de l'impératrice Eugénie lui vaut de contracter une affection syphilitique extrêmement grave dont il souffrira toute sa vie des complications, l'ataxie locomotrice l'obligeant notamment à marcher avec des béquilles.

En 1860, il est engagé comme secrétaire du duc de Morny (1811-1865) demi-frère de Napoléon III et président du Corps Législatif. Ce travail de secrétaire lui laisse beaucoup de temps libre, qu'il occupe à écrire des contes, des chroniques. Ressentant les premiers symptômes de la syphilis en 1891, son médecin lui conseille de partir pour un climat plus propice. Il multiplie alors les escapades vers le sud : l'Algérie, la Corse, la Provence. Le duc meurt subitement en 1865 : cet événement est le tournant décisif de la carrière d'Alphonse.

Après cet événement, Alphonse Daudet se consacra à l'écriture, non seulement comme chroniqueur au journal Le Figaro mais aussi comme romancier. Il connut son premier succès en 1862-1865, avec la Dernière Idole, pièce montée à l'Odéon et écrite en collaboration avec Ernest Manuel - pseudonyme d'Ernest Lépine. Puis, il obtint, par le directeur du journal L'Événement, l'autorisation de les publier comme feuilleton pendant tout l'été de l'année 1866, sous le titre de Chroniques provençales.

Certains des récits des Lettres de mon moulin sont restés parmi les histoires les plus populaires de notre littérature, comme La Chèvre de monsieur Seguin, Les Trois Messes basses ou L'Élixir du Révérend Père Gaucher. Le premier vrai roman d'Alphonse Daudet fut Le Petit Chose écrit en 1868. Il s'agit du roman autobiographique d'Alphonse dans la mesure où il évoque son passé de maître d'étude au collège d'Alès. C'est en 1874 qu'Alphonse décida d'écrire des romans de mœurs comme : Fromont jeune et Risler aîné mais aussi Jack (1876), Le Nabab (1877) – dont François Bravay est le "modèle" – les Rois en exil (1879), Numa Roumestan (1881) ou L'Immortel (1883). Il écrivit en 1872 Tartarin de Tarascon, qui fut son personnage mythique. Contes du lundi (1873), un recueil de contes sur la guerre franco-allemande de 1870, témoignent aussi de son goût pour ce genre et pour les récits merveilleux.

Daudet subit les premières atteintes d'une maladie incurable de la moelle épinière, une complication neurologique de la syphilis. Il décède le 16 décembre 1897 à Paris, à l'âge de 57 ans. Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise à Paris.


 

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